S’il te plaît Google+, dessine-moi un mouton…

sheep-161630_640Mon expérience de Google+

Même si ça m’a pris du temps, j’ai enfin plongé dans la jungle googlisante mega plus plus. Comme je m’étais bien énervée sur la façon dont fonctionnait Facebook, réseau que je n’ai jamais supporté, je n’ai pas été dépaysée dans la mesure où c’est à peu près le même procédé. Ayant repéré la page de mon business en ligne sur G+ (j’avais une adresse gmail), je me suis décidée à gérer mon image professionnelle.

Évidemment, j’ai découvert que pour ce faire, il fallait d’abord posséder un profil perso. Je dois avouer avoir un peu hésité au moment de choisir une autre adresse gmail dédiée. Parce que, monopole oblige, ce réseau pousse à la fois à la consom’ et à la centralisation. Mais bon.

Ce faisant, j’ai donc ouvert l’année dernière mon profil perso Google+ où je me suis présentée.
Mais dans mon esprit, ce n’était pas pour le boulot, car un profil personnel reste quelque chose de souple, de libre. Je tenais à bien faire la différence avec une page pro créée pour mon activité professionnelle et actualisée de posts ad hoc.

Puis comme j’ai déménagé cet été, c’est seulement à la rentrée que j’ai trouvé le temps de gérer cette page « Entreprise ». J’ai suivi la procédure, et, bonne surprise, cela s’est très bien passé, et même plutôt vite. Google m’a envoyé en quelques jours un courrier avec mon code. Mon entreprise a été reconnue, acceptée et validée. C’était à l’automne 2013…

Nota : mon activité a pour emblème ou mascotte si vous préférez, une mouette (rieuse la mouette, hein), ce qui me ressemble pas mal. Je l’utilise donc aussi en mode perso, à la place d’une photo de moi, parce que les visages, ça va deux minutes, et puis tout le monde n’est pas forcément à ce point narcissique pour avoir envie de poster sa photo à tous les coins de rues, pardon, à tous les coins d’autoroutes de l’information.

Mais pour ma page « business » – dorénavant fusionnée avec la page « locale » –, j’ai opté pour mon image habituelle, à savoir l’avatar gris montrant un crayon à l’envers qui fait mine de gommer parce qu’il cherche le mot le plus juste et parce que 100 fois sur le métier il remet son ouvrage (maintenant vous savez tout).

Or c’était sans compter sur la très mince frontière entre « perso » et « pro », particulièrement aux yeux du réseau Google+. Ce d’autant plus que bon nombre de profils personnels font également office de support professionnel, avec le prénom et le nom, que Google peut valider.

Google_Plus_logoLa question principale que j’ai dû me poser était de savoir ce que j’allais faire de ces deux comptes (enfin, je m’étais posé la question de l’objectif en amont quand même). Une fois passée la découverte des cercles et après avoir ingurgité tout le reste, dont les paramètres sont expliqués de manière un peu confuse (probablement dû au fait que ce réseau s’est construit « en marchant » puisqu’il a visiblement évolué depuis 2011), et même si je pense avoir la comprenette habituellement facile, cela m’a pris bien plus de temps que lorsque j’ai débarqué sur Twitter !

Mais, j’ai persévéré, sachant que ce réseau devenait incontournable.

Le grand saut 

La semaine dernière, je me suis décidée. j’ai commencé par rejoindre quelques communautés intéressantes par rapport à mon activité, des profils différents de ceux que je suis sur Twitter pour ne pas faire doublon dans mon flux d’information et diversifier les sources. J’en suis d’ailleurs fort satisfaite.
Malheureusement, je n’ai guère le temps de participer ; c’est d’ailleurs une question qui se pose : Twitter où je suis très présente par rapport à la moyenne, est déjà chronophage (je fais partie de ceux qui lisent les articles avant de les retweeter). Alors comment pourrais-je trouver un moment pour gérer plus de deux réseaux, en dehors du travail proprement dit, de mes blogs, etc., sans oublier le reste, la vie quoi.

Le temps est réellement le point déterminant concernant une bonne gestion de toutes ces plateformes. Je ne pense pas qu’il faille être partout, mais plutôt au bon endroit et avec une logique de discours en harmonie avec son objectif. Sans oublier le plus important : une régularité de présence en termes d’activité.

Bref, il se trouve que j’ai également posté un de mes billets (sur la différence entre numérique et digitale) via ma page pro Google+, histoire de relancer ma présence.

Aussitôt, et alors que je n’avais rien fait pour – je veux dire, rien fait de plus : pas de rel=author ou de rel=publisher, ni même de rel=me dans mon profil de blagueuse (heu, de blogueuse) –, que vois-je apparaître dans le célèbre moteur de recherche ?…
Mon billet référencé avec pour image accolée, la photo de mon avatar, c’est-à-dire le logo que j’utilise pour ma page Google+ pro (certains disent « page Entreprise »). Autrement dit, relatif à ma page professionnelle et pas du tout à mon profil Google+ (certains disent aussi « profil perso »…).
J’étais donc satisfaite. J’étais en première page dans le SERP ! Bon, je me dis « ma fille, ça prend tournure« . Au fond, cela paraît facile !

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Une boulette ?

Or, depuis, ne me demandez pas pourquoi, alors que je tournais en rond durant une nuit blanche, je me suis mise à vouloir comprendre comment tout cela fonctionnait réellement. Car j’avais lu que Google attachait beaucoup plus d’importance directement aux profils dits Perso.

J’ai donc mis les mains dans le cambouis, enfin dans le moteur (de recherche). C’est ainsi que j’ai fait le tour du fameux mythe de l’Author Rank. Je me suis même farci toutes les vidéos de Matt Cutts, c’est vous dire !

J’avoue m’être pas mal pris la tête, ce qui a le don de m’énerver puisque grande est alors l’impression de perdre son temps.
J’ai passé des heures à trouver des réponses à mes interrogations. Tout le monde écrivant souvent la même chose, mais en ne répondant jamais à des questions simples.
Mon but est pourtant simple : je veux comprendre Google+ !

Je n’ai peut-être pas fait Saint-Cyr, mais je demandais simplement à ce que l’on m’éclaircisse sur tel ou tel choix à faire et pourquoi. (Mais y a t-il réellement un bon choix ?). Or, je trouvais des réponses différentes. Le plus souvent d’ailleurs, ce sont les forums ou blogs en anglais qui sont de mon point de vue actuellement les plus intéressants et plus prompts à vous aider en partageant leur expérience. Cela dit, j’ai quand même trouvé une explication pertinente en français chez BlogZiNet (l’article date de 2011).

Mais tantôt l’un affirmait qu’il était plus logique de garder Google+ perso pour soi et sa page pro pour le business (ce que je pensais au départ), tantôt l’autre rappelait que Google+ faisait davantage le lien avec son profil personnel, sur lequel effectivement on peut ajouter tous ses URL dans « également auteur de », alors que la page business semble plus limitée.

Une de mes questions était de savoir par exemple si cela nuisait ou pas au référencement, de poster la même chose à la fois sur son profil et sur sa page pro… histoire de booster les portes d’entrées, tout en évitant néanmoins de passer pour un spammeur, dont je suis à l’opposé, le but sincère étant simplement de partager un contenu, que l’on espère de qualité.

Une autre question, la principale, réside dans le choix de départ. Est-ce qu’on utilise son profil Perso pour poster ses infos professionnelles (en tant qu’auteur et personne physique) sans toucher à sa page Entreprise ou très peu ?
Ce qui me rassure un peu, c’est de voir que je ne suis visiblement pas la seule à me poser la question.

En passant, voici une sympatique info récente sur les différences entre profil Google+ et page pro

D’autant que chaque jour qui passe, on sent bien que Google+ évolue, offrant de nouvelles fonctionnalités. En fait, Google+ est en permanence en mode test. C’est aussi pour cela que je prends un peu mon temps afin de m’assurer du choix le plus pertinent au final. J’ai toujours pensé qu’il valait mieux ne pas se précipiter, mais d’abord observer avant de devoir revenir en arrière, surtout qu’ici, on ne sait pas vraiment si c’est judicieux, voire possible.

Tu veux ma photo ?

J’ai lu aussi que Google+ préférait les traits d’un visage humain dans la photo des profils personnels. En fait, pour quelqu’un comme moi, qui aime la liberté et la discrétion, je me heurte à des contraintes imposées (pléonasmes). Vous allez me dire, on n’a rien sans rien.

Au bout du compte, j’ai trouvé quelques réponses parmi les internautes étrangers (notamment Américains) concernant par exemple la manière de relier à Google+ un blog et si on le reliait au profil perso ou à sa page business (et du coup, quelle URL à ajouter dans les balises…).

Intuitivement, je pense que relier son blog pro à son profil Google+ d’une part, et son site pro (indépendant du premier) à sa page Business Google+, ne fait que créer des confusions et surtout des conflits. Comment faire la part des choses ? Et finalement, quel serait le choix le plus pertinent ?

Pour des questions normales, j’ai trouvé assez incroyable de ne lire nulle part des réponses claires en première page de résultats.
Sinon, vous avez ici directement la marche à suivre décrite par Google.

Bref, je reste un peu sur ma faim, en continuant de tergiverser sur le fait de savoir si, finalement, je m’active uniquement via mon profil Perso et laisse en jachère ma page Business (comme une vitrine de géolocalisation uniquement) OU si je poste sur les deux (ce qui prend quand même du temps) OU ALORS uniquement sur ma page business, au risque d’être moins perçue comme « auteur » en chair et en nonosse. Quoi que (voir plus bas).

Et donc aussi sur le fait de savoir si je pointe mes balises « rel » vers mon profil perso ou ma page pro, qui est validée (voir paragraphe précédent).

Je vous passe les détails sur les heures passées à surfer sur des forums – où l’on constate que l’on n’est pas seul(e) à se prendre la tête – et à regarder comment les autres se débrouillent : eh bien en réalité, tous n’ont justement pas la même approche. J’en ai même vu un qui postait sur les deux (son profil et sa page business).

Mais j’ai lu aussi qu’il n’était pas recommandé (mal vu par Google), de s’auto-promouvoir sur son profil perso pour renvoyer les « suiveurs » sur sa page Pro. On ne sait plus à quel saint se vouer, et si je n’étais déjà mouton, je serais en passe, mes amis, de devenir chèvre.

Ce qui me rassure un peu, si l’on peut dire, est de constater que je ne suis pas la seule à me poser la question, si j’en juge par les commentaires de ce billet parlant d’Authorship et d’Author Rank.
Mais comment s’y retrouver lorsque d’un côté, on vous explique l’intérêt de remplir votre Authorship pour pouvoir associer un profil Google+ (un perso donc) au contenu que vous publiez, et de l’autre on vous explique pourquoi l’Author Rank est mort, ou à l’agonie.
Les questions vont bon train sur le sujet car, effectivement, les tests se font en live, c’est pourquoi nous ne pouvons guère avoir prise dessus ; en témoigne ce récent article de WebRankInfo.

Vous êtes les bienvenus, chers lecteurs, pour faire part ici de votre propre expérience à ce sujet ou de votre point de vue.

Un mouton à cinq pattes

Ah oui ! j’oubliais, j’ai bien noté la balise « publisher » à mettre éventuellement dans l’en-tête pour confirmer que vous êtes bien l’éditeur de votre site… Certains – des geeks américains – préconisaient de mettre les deux : link avec rel=author et link avec rel=publisher (dans le header de l’éditeur de son site pro) !

ID-100189376Fatiguée de ma nuit blanche, au lieu de ne toucher à rien et de procrastiner, je me suis entêtée à tout essayer. Résultat, je crois avoir créé une sorte de conflit, que Google n’aurait pas apprécié, et ce tout à fait involontairement.

En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, j’avais disparu des résultats de recherche (affichage de ma page pro sur la droite, ainsi que le référencement de ce fameux billet avec mon avatar en image !). De mouton déjà un peu noir, je devenais un mouton enragé.

En réalité, le moteur n’a peut-être pas dû « comprendre » grand-chose à mes actions en forme d’aller et retour dans le cadre de mes essais (induits par le fait que je ne trouvais pas de réponse claire). A-t-il décidé de me caser momentanément parmi les moutons noirs ?

C’est l’effet SERP (Search Engine Results Page), déjà mentionné plus haut, et qui fait plutôt penser au mot « serpe ». Pour le coup, comme Google semble faire la pluie et le beau temps en pouvant décider de vous jeter du jour au lendemain via d’hypothétiques algorythmes, je trouvais que ce terme de « faucheuse » portait ironiquement bien son nom, enfin son acronyme. Un coup vous apparaissez, et alors que vous suiviez les recommandations d’auteurs qui passent pour des experts, paf, vous disparaissez. Le fait d’avoir tripatouillé, juste pour essayer…. comme par exemple changer l’avatar de son profil perso puis revenir à l’ancien (oui la mouette de Gaston Lagaffe donc).

Je ne sais pas pour vous, mais j’ai comme l’impression de m’être faite avoir, dans le sens où même si je n’ai pas envie d’utiliser mon profil personnel pour des posts relatifs à mon activité professionnelle, cela serait plus simple, qui plus est étant freelance… Plus simple d’être un mouton.

Bref, il vaut mieux en rire, car non seulement, cette expérience n’est pas mortelle, mais avoir du recul permet de se dire que tout cela n’est que brouhaha temporaire sur quelque chose d’insaisissable et d’aléatoire puisque évolutif. Je continue ma route, à savoir réfléchir et écrire ce que je veux, comme je veux et les moutons seront bien gardés. Mon but premier n’étant pas d’avoir forcément une tonne de clics en retour, mais de rédiger régulièrement du fond qui a du sens.

Google+, un ami pour la vie ?

À flirter avec ce réseau social, je m’attendais à un truc sympathique. Mais, ne pas faire comme tout le monde devient apparemment difficile. Et c’est finalement une petite usine à gaz à laquelle il m’a été donné de goûter (c’est ma première impression).

Certes, ce n’est pas si compliqué, c’est surtout assez chronophage et du point de vue retours et échanges, je suis bien plus satisfaite de Twitter… pour l’instant. J’espère prendre une décision rapidement, en tant qu’auteur de tout ce que j’écris. À moins que je fiche tout en l’air et parte à la campagne, loin des gros mots comme SEO.

J’espère que Google+ entendra mon cri dans la nuit… LOL. Le rêve est (encore) permis.  L’histoire et la persévérance diront si l’on va s’apprivoiser tous les deux. Surtout que le seul point de convergence où l’on pourrait se rencontrer porte justement sur la qualité du contenu. Contenu unique, bien entendu.

Ah oui ! j’ai oublié de souligner un élément important : quand j’ai voulu étoffer les cercles de mes connaissances, personnelles ou professionnelles, j’ai fait chou blanc, très très peu d’entre eux étant sur G+, ou alors en y étant absolument inactif…
En même temps, on lit ici ou là pourquoi ce réseau n’est pas si « social ».

Cela est d’autant plus étonnant que, d’après un sondage d’octobre dernier (source pcinpact), Google+ aurait dépassé Twitter, pour devenir le deuxième réseau social le plus utilisé en France, après le temporairement indétrônable Facebook ; oui, j’ajoute « temporairement » car vous le savez, rien ne dure sur cette Terre.

Néanmoins et en toute logique, il est évident que ce réseau est à prendre très au sérieux dans la mesure où c’est quand même Google qui tricote et détricote la toile (avec de la laine de mouton ?). Issu de mes lectures, voici un article intéressant d’arobasenet, sur la promotion des pages professionnelles.
Par ailleurs, au cours de mes recherches, j’ai trouvé parfois une réponse assez précise.

Alors à bientôt ! Je n’ai pas dit mon dernier mot-clé !

P.-S. : en arrivant au terme de ce billet, je constate que les choses me sont plus claires et me rends compte que j’ai pratiquement décidé de mon choix concernant ma stratégie. Comme quoi, écrire peut vraiment rendre service.

+Anne Ropion

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2 réflexions au sujet de « S’il te plaît Google+, dessine-moi un mouton… »

  1. ScribéCom Auteur de l’article

    Une info supplémentaire en ce mois de juillet 2014 : comme vous l’avez tous sans doute remarqué, Google a décidé de supprimer les photos des profils, dans les SERP. Tout ça pour ça… En revanche quand vous tapez directement vos prénom+nom dans Google, vous retrouvez, dans les résultats, vos billets… avec votre photo. Bref. L’évolution de son réseau social est donc à suivre.

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  2. Ping : Twitter : trop bien pour une société du moindre effort ? | Scribécom

Commentaires

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