Peut-on s’amuser avec les titres ? (2)

Un titre drôle... je rolle !

Un titre drôle… je rolle !

Suite à mon précédent billet (1/2) sur la nature des titres et leur indéniable importance… je pose la question :

peut-on faire un jeu de mots dans un titre d’article web ?

Qui dit « jeu de mots » ne veut pas dire systématiquement fantaisie lexicale sur un ou deux mots de vocabulaire : cela peut aussi faire appel à des associations d’idées, des métaphores, des sous-entendus, à des références culturelles où simplement à une rime.

Titraille : mon titre, ma bataille

La titraille, on l’a vu, regroupe également toutes les formes de titres, y compris les légendes. Autrement dit, tout n’est pas perdu !
Si vous hésitez à arborer un jeu de mots en titre principal, vous pouvez toujours risquer d’en placer un dans un sous-titre ou un intertitre.

Inutile de préciser qu’il est préférable que le sujet et le ton de votre article ne soient pas « graves ». Encore qu’en presse écrite, il est souvent arrivé de voir des quotidiens titrer avec des jeux de mots – même de manière limite – sur des sujets sérieux.

Le thème de la politique (sujet sérieux ou pas, c’est selon), est celui qui, dans son traitement, se voit parfois garni de titres alambiqués, où le jeu de mots est volontaire. La majorité des quotidiens et hebdomadaires français continuent cet exercice, avec plus ou moins de succès, sans hésiter à les mettre en Une. Cela fait partie de notre culture que de rechercher systématiquement de jouer avec la langue française. Les médias en sont les premiers friands.

Mais, quel que soit le profil d’un journal, les titres sportifs ou culturels ont plus de liberté et de facilité à jouer avec les mots.
Encore faut-il que ces titres soient réellement bons, car on a vite fait de se retrouver avec du lourd…

Des titres qui doivent garder la ligne ?

Sur les supports papier, le choix de faire un jeu de mots reste acceptable… cela s’est toujours fait. Jusqu’à ce que tout se retrouve sur Internet, avec l’enjeu du fameux page rank.

En effet, depuis que la rédaction web existe (une paille maintenant), Mister SEO a pris un malin plaisir à brider une certaine créativité dans ce domaine.

Quelle que soit la nature d’une rédaction web – blog, webmag, actu d’un site pro, article média uniquement online –, la question du titre est récurrente et fondamentalement liée au référencement. Eh oui, Google est accroc au h ; il faut donc lui en fournir.

On a tous besoin d’écrire un titre à un moment. La question est comment l’écrire pour le positionner en mode visibilité… Traduction : comment faire plaisir à Google pour qu’il me montre au plus grand nombre ? Car en ligne, nous sommes pieds et points liés aux mots-clés.

Meta : la balise de secours !

Normalement, à un titre d’article interrogatif, il est habituel d’attendre une réponse négativeNéanmoins, à la question « peut-on s’amuser avec les titres ? » :

OUI, je pense que l’on peut réellement prendre la liberté de s’amuser avec un titre.

Car les chemins d’une bonne visibilité sont divers, en l’occurrence grâce à ces techniques de référencement.

Ainsi, à partir du moment où un mot-clé principal se retrouve dans votre balise titre, cette fameuse « balise title » n’est pas obligée de contenir le titre de votre article exactement dans sa forme originelle. Une variante peut donc être informative, à caractère référentielle, alors que le titre de l’article sera plus créatif.

De même, la description meta peut montrer un texte tourné différemment, selon la façon dont on veut accrocher la cible. Mot-clé à la clé, évidemment.

Enfin, une troisième liberté s’offre sur les réseaux sociaux où poster un lien vers son article peut être aussi l’occasion de remodeler un titre, en accroche. Et là, même si l’important est de rester informatif, on peut très bien se permettre des tournures différentes, avec en plus la possibilité de tweeter plusieurs fois dans un temps espacé.

Un titre qui rock ‘n « rolle »

Un exemple avec ce titre lu sur frenchweb : l’OS in translation…
Pourquoi se priver de faire un excellent jeu de mot et d’idées (les errements soulevés par la question renvoient à ceux des héros du film Lost in translation). Et en plus, il contient deux mots-clés ! L’auteur s’est fait plaisir et il a eu raison.

Alors, s’il n’y a pas d’enjeu majeur – si en plus votre article est un billet de blog au ton plutôt humoristique – faites-vous plaisir, n’hésitez pas à lui coller un titre original, avec jeu de mots ou pas. Le tout est de garder un mot-clé principal.

Le titre est la locomotive de votre article. Tout dépend donc de la destination vers laquelle vous choisissez d’emmener vos lecteurs. Pour ma part, j’aime assez la rime.

Attention : un internaute (plus souvent mobinaute d’alleurs), va décider de roller pour lire l’article si et seulement si le titre lui aura « parlé ». Comme dit l’autre if it rocks, it rolls!
À vous de voir.

*Petit plus* : réflexion intéressante sur le sujet.

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2 réflexions au sujet de « Peut-on s’amuser avec les titres ? (2) »

  1. Ping : Le titre, la locomotive d’un article (3) | Scribécom

  2. Ping : Tautophonie, ou quand le son sonne | Scribécom

Commentaires

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