Contenu et SEO : comment jongler avec la densité des mots ?

densiteQuand on parle référencement, on pense à du contenu riche.
Mais quelle est la nature de cette « richesse » ?
La notion qu’on lui attribue est celle de DENSITÉ. Mais comment jongler avec la densité de mots-clés dans un texte rédigé pour le web ?

Certains la confondent encore avec le volume et supplient « allez, mets-moi plein de mots-clés partout ! ». Oh là, doucement. Ce n’est pas le volume qui compte, mais la densité de son contenu. D’ailleurs, l’idée que l’on doive faire un texte court ou long a peu d’importance.
La densité n’a pas d’unité de mesure dans le cas du web. Alors comment produit-on un texte dense et comment l’évaluer ?

C’est un peu comme en peinture : on pense souvent à tort que pour peindre un tableau, il suffit de barbouiller une toile, couche après couche, pour en mettre plein la vue. Erreur. Car au final, on ne voit rien. Le chemin est beaucoup plus subtil et long pour dégager quelque chose de « vibratoire ».

Lumière, couleurs, espace, mais aussi et surtout suppression de l’inutile, du superflu : cette étape consiste à enlever, à « dé-peindre ». Ce n’est pas la quantité mais bien la densité qui se joue ici, en peinture comme en rédaction. C’est ce qui reste mais qui suffit à dégager une force.
Le but est d’en faire sortir la substantifique moelle, celle qui ravira Google en termes de contenu, ou qui touchera le visiteur d’une expo ou d’un musée…

Je pourrais prendre une autre image : celle d’une commune pour laquelle on parle de densité de population, par rapport à l’occupation d’un territoire. Entre 6 000 habitants et 2 000 habitants sur 800 mètres carrés, la densité finale au mètre carré est évidemment différente… plus forte dans le premier cas. Bref, ce n’est pas compliqué à comprendre.

Sauf qu’un contenu web reste quelque chose de virtuel. Alors concrètement, qu’est-ce qu’un contenu dense et comment prend-il forme ? Faut-il faire court pour obtenir une densité qui vous ouvrira en grand les bras du référencement ?

Ce que l’on appelle la densité de mots-clés est relative au nombre de mots-clés d’un texte par rapport à son nombre total de mots. L’équilibre à trouver devrait donc se référer à cette définition.

Par exemple et sur un plan purement mathématique : ce billet fait 1 200 mots. Le mot-clé principal qui ressort est « densité ». Il est utilisé 12 fois (uniquement la page = densité brute). Soit un centième de l’article…. En tout le mot apparaît 18 fois, en incluant titre, balises, header, url, etc. (Avec titre et titre H1 = densité pondérée).
Quant à sa densité, elle apparaît être d’environ 3 %. Idéalement, on parle de 5 % ; en tout cas, pas plus de 12 % ! Ici, c’est finalement le mot-clé « contenu » qui ressort le plus fortement en termes de densité, avec 4,53 %.

Lire : https://www.seo.fr/encyclopedie/densite-mots-cles-seo/

Balance entre quantité et variété

varieteCe qui est sûr, c’est qu’il n’existe pas de recette toute faite et chaque texte est soumis à un destin très aléatoire.
Disons que l’approche la plus favorable est de varier son écrit et non pas de l’habiller d’une quantité impressionnante de mots-clés, ce qui s’avérerait contre-productif. Forcer le destin peut apporter des désillusions.

Prenez les tomates comme sujet : comment imaginez-vous vous démarquer si vous mettez en avant (comme seul mot-clé), l’éternelle tomate bien ronde et bien rouge ? Alors qu’il en existe une variété incroyable !

C’est l’équilibre qui fait la différence. Comme dans un tableau… On ne sait pas pourquoi on aime le regarder, mais la réponse se trouve peut-être (entre autres) dans sa composition, dans la plénitude de celle-ci, de sa symétrie (voire dans l’équilibre de son asymétrie).
La différence entre un texte scruté par Google et un tableau exposé est le ressenti. L’émotion.

Dans le premier cas, le « ressenti » est géré par une armada de calculs froids, dont les conclusions vous feront devenir roi ou bouffon du positionnement.

Dans le second cas, le contact avec celui qui regarde déclenche un impact direct, où la nature humaine domine. Cette dernière étant complexe et diverse, on ne peut jamais savoir si elle sera séduite.

Google préfère le crawl à la brasse…

En revanche, avec un moteur de recherche, qui n’est pas une entité humaine, on peut se renseigner et apprendre quelques ficelles théoriques quant à son mécanisme. Cela ne veut pas dire que l’on va réussir à le séduire pour autant.

Rien n’est jamais acquis !

crawlGoogle n’a pas d’instinct, il a des robots qui traversent les autoroutes de l’information en continu et à une vitesse inouïe. N’oubliez jamais que ces algorithmes ne pensent pas mais calculent et fonctionnent de manière automatique. Néanmoins, ne croyez pas que ses fonctions calculatrices ne sont pas intelligentes.

En réalité, sa conclusion va être induite par la nature des mots qui habillent vos paragraphes. À commencer par le titre : dans celui-ci, le mot-clé associé à l’idée principale du sujet de votre article est le bienvenu. Cela permet d’indiquer une première piste aux moteurs de recherche qui crawlent pour vous. Sans parler des mots de votre domaine, l’URL de chacune de vos pages.
Article intéressant sur le sujet.

Bon à savoir (sur le temps de chargement notamment) :
https://www.ideematic.com/actualites/2015/04/impact-sur-le-seo-du-temps-de-chargement-dun-site/

Mais par rapport au positionnement, un autre se pose la question :
http://www.abondance.com/actualites/20150424-15088-la-vitesse-de-chargement-dun-site-plus-prise-en-compte-par-google.html

Répartir des mots-clés

Quelle que soit la longueur de votre article, la variété est indispensable. Les synonymes permettent de créer une corrélation « aux yeux » du deus ex machina. Ils sont particulièrement nécessaires dans le cas d’une longue prose.

Inutile donc de pourrir vos phrases du même mot-clé. Même sur un texte ultra-court où, au contraire, le fait de le voir revenir à chaque ligne deviendrait suspect !

C’est, pour moi, une des premières règles à mettre en pratique : ôtez-vous de l’esprit votre mot-clé principal. N’y pensez plus et concentrez-vous plutôt sur ce que vous voulez dire, ce que vous voulez faire passer aux futurs lecteurs. Mettez-vous à leur place et surtout, parlez avec le cœur, avec vos tripes, en toute sincérité. De manière fluide et NATURELLE. En humain que vous êtes quoi !

Si vous maîtrisez le sujet, en vous relisant, vous voyez ressortir des « mots-clés » (y compris le principal), arrivés là naturellement, sans même vous en apercevoir…

Conclusion : le bon mot au bon endroit

La densité de contenu est une notion assez récente. Plus que le contenu en lui-même, c’est la densité des mots et leur diversité qui caractérisent réellement l’enjeu. Il n’y a pas de recette tout simplement parce qu’il n’y a pas de pourcentage idéal (Matt Cutts dixit). Oui, le SEO est quelque chose de fluctuant. En revanche, il y a une limite à ne pas dépasser (je parlais de 12 % plus haut), une sorte de seuil critique en termes de répétition !

Ce même Matt Cutts affirmait en 2012 « la densité des mots-clés ne sert à rien« . Nous voilà bien. Alors pourquoi se prendre la tête ?

Rédigez de manière naturelle, sans en faire des tonnes. Soyez précis et varié. Pensez au fond avant de revoir la forme.

Ce qui se conçoit bien s’énonce clairement !

La qualité première du rédacteur est d’avoir une culture suffisante pour exprimer et développer une idée. Sa maîtrise de la langue avec laquelle il rédige devrait suffire à la compréhension du sujet. Inutile d’écrire comme un robot. Au contraire, ayez du style.

N’oubliez pas non plus de soigner votre titre. Mais surtout, n’ayez pas peur d’être original dans la création de votre contenu chéri. N’hésitez pas à varier votre vocabulaire. Et surtout, ne croyez pas que faire court ou long (goody) changera quelque chose.

Le principal est d’être intéressant !

Outil : si vous êtes soucieux de savoir si votre propos est adéquatement « optimisé », si l’occurrence est votre but, vous pouvez toujours le tester ici ou ici.

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