Archives pour la catégorie Expérience

Vous avez un entretien d’embauche par Skype ? Pas de panique !

messageVous avez décroché un rendez-vous professionnel. Super. Problème : l’entretien se passe à distance. Et plus le Jour-J approche, plus vous ressentez des sueurs aussi froides que pour un entretien IRL !

Votre entourage, vos amis, vous rassurent : « C’est cool, tu peux même garder tes chaussons aux pieds ou ton chat sur les genoux… »

Certes. Sauf qu’en réalité, Lire la suite

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J’ai testé les « collections » sur Google+

nouveau-logo-google-plus-rond-petitLe service de photos Picasa va fermer le 1er mai 2016 et tous les contenus se trouveront sur Google Photos, service apparu l’été dernier à la suite de la disparition de Google+ Photos… Le réseau social Google+ n’en finit pas de se chercher et de jouer avec des fonctionnalités.

J’ai finalement pris le temps de tester les « Collections », outil thématique dont on peut se demander ce qu’il a de différent avec les « Communautés ».

J’avais déjà raconté mes premiers pas sur Google+ il y a deux ans, alors que le réseau – qui arbore un nouveau design depuis novembre dernier – tâtonnait encore sur son positionnement, et semblait avoir du mal à attirer les francophones depuis son lancement en 2011.

Quand j’y ai débarqué, j’ai découvert le Lire la suite

Internet : comment faisait-on avant ?

Une vie passe très vite, mais lorsqu’en plus, vous tombez sur une période d’accélération et d’explosion des TIC, cela peut donner le vertige, surtout quand on jette un coup d’œil dans le rétroviseur… La question se pose alors : comment faisait-on sans Internet ?

La recherche d’information

Bibliothèque du Centre Beaubourg, qu’il faut imaginer sans ordinateurs, sauf ceux qui étaient réservés au personnel :

Ma bibliothèque préférée était Richelieu. En y passant des heures, on oubliait tout. Mais plus encore, on pouvait être extrêmement concentré, par conséquent beaucoup plus productif. Les rotatives de la mémoire tournaient à plein régime. Notamment parce qu’on était certain de ne pas être interrompu par un fil à la patte avec la tentation de regarder toutes les deux minutes la teneur d’un SMS sur un smartphone. Rien ne raccrochait au temps immédiat, mais tout raccrochait au monde.

La concentration au service de la connaissance

Qu’elle fut vraie, fausse ou à vérifier, l’information n’arrivait pas toute cuite jusqu’à nous, l’effort de recherche était beaucoup plus intense, plus long aussi. Du coup, de par le fait même de prendre le temps de chercher, en restant fixé sur son sujet – sans lien hypertexte digressif –, la réflexion de fond prenait tout son sens, la connaissance et l’assimilation toutes leurs aises.

Notre cerveau prenait le temps de réfléchir, de comprendre et d’assimiler en profondeur. Le zapping n’avait alors atteint que le poste de télévision familial (la télécommande ayant environ 60 ans). Nous étions moins sollicités par des tas d’écrans.(1)

La concentration est à mon avis une notion-clé dans ce qui a le plus changé entre avant et après Internet. Nous pouvons remarquer que le fait de ne plus arriver à se concentrer énerve beaucoup de monde et peut rendre alors très impatient au quotidien. En découle une communication inter humaine (une écoute et un échange) souvent plus ardue.

L’instantanéité a remplacé l’analyse 

La rapidité de transmission sur le plan technologique – et la facilité d’accès – a raccourci la durée de vie d’une info. Une information (importante ou dérisoire) est sue et partagée quasiment au moment où elle se passe, engendrant alors des réactions à chaud, sans aucun recul, parfois incroyables et inutiles, en tout cas toujours basées sur l’émotionnel.

La vitesse pousse à la vitesse, comme une fuite en avant. S’occuper à mille choses nous éloigne de toute forme de réflexion analytique… Pensez-donc, pas le temps ! Je m’occupe à des choses beaucoup plus utiles ! En effet, regardez comme c’est fantastique : je sais ce qui se passe dans le monde, je tweete pour exister, je réponds à des emails ou des sms en même temps que je tchate. Je Like un artiste pendant que je regarde ma série préférée tout en postant la photo de mon chat… (ironie).

Le butinage permanent qu’induit actuellement une recherche sur Internet amoindrit la mémorisation et finit par appauvrir le savoir acquis. L’outil miracle serait-il devenu contre-productif pour notre cortex ? Le multitâches, le zapping permanent, le survol « parce qu’on n’a pas le temps » de cette masse de contenu, source d’infobésité où la distraction n’a d’égale que la rapidité du curseur, ont changé le fonctionnement du cerveau accro à l’écran.

(Lire cet article Comment internet modifie notre cerveau.)

Le temps a-t-il changé ?

Ce n’est pas l’écoulement du temps en lui-même qui a changé évidemment, une seconde reste une seconde, comme une journée est toujours une journée de 24 heures. C’est la vitesse, la multiplication de choses faisables sur une même durée.

Quand j’étais étudiante, au siècle dernier (oui, je suis de la génération X), et que je souhaitais trouver des informations, faire des recherches, on disait, « je vais à la bibliothèque » : tout un programme ! Je savais que j’allais sans doute y passer une demi-journée, voire une journée. Il est certain qu’on prenait le temps, et que de toute façon, on ne pouvait faire plusieurs choses à la fois. On consacrait un temps suffisant et nécessaire à la recherche de données… et à leur assimilation, laquelle se faisait alors dans de bien meilleures conditions, via les livres.

Certes on a plus vite plus d’informations de nos jours, et ce, quel que soit l’endroit où l’on se trouve ! Pour autant, avec la lecture sur écran, on ne mémorise pas plus vite, on aurait même tendance à oublier beaucoup plus vite. Quant à l’esprit critique…

Une mémoire moins entraînée

Comment on faisait avant ? Eh bien, comme expliqué plus haut, on passait plus de temps qu’actuellement, notamment pour trouver une information. Mais c’était un temps que l’on trouvait normal. C’était ainsi. D’accord, on savait peut-être moins de choses, et moins vite, mais on les savait vraiment, on pouvait les décortiquer, en parler, y réfléchir, les mémoriser. Parce qu’on avait fait l’effort de la chercher aussi. On l’avait comme « imprimée » en mémoire.

Si aujourd’hui, on va plus vite pour presque tout, il n’empêche que l’on peut avoir un sacré doute sur la qualité du savoir, au vu de l’état actuel du niveau culturel et de la paupérisation de l’esprit critique ; sans parler des fautes de langage (écrit ou oral d’ailleurs). Il y a vraiment de quoi se poser des questions.

Pour exemple, aux trois-quarts de cet article, expliquant une forme d’infantilisation, l’auteur – Bernard Stiegler pour ne pas le nommer – aborde bien l’idée selon laquelle la concentration a perdu ses lettres de noblesse avec (entre autres) le multitasking.* L’outil Internet a entraîné un recul du bagage culturel. Et pour cause, tout est à portée de main au fond d’une poche…

  • Avant, notre culture était fondée et ancrée dans notre esprit et nous n’avions pas besoin d’aller cliquer sur la toile à chaque conversation.
  • Avant, on risquait moins d’accident, parce que l’on regardait devant soi…
  • Avant, on prenait le temps d’observer, on était moins distraits !
  • Avant, on s’exprimait avec plus de vocabulaire…
  • Avant, on attendait (presque) patiemment, on vivait davantage le temps de la vie réelle. Cela nous permettait de PENSER…
    Mais ça, c’était AVANT. Avant Internet

À lire aussi : Internet nous rend-il idiots ? / Comment Internet modèle notre cerveau
(Au moins) 
9 choses qui étaient mieux avant Internet
Enfin, si vous avez le temps… mon autre billet sur l’écranisation, la mémoire et la concentration

* « Une chercheuse américaine de Los Angeles, Katherine Hayles, a mis en place des procédures d’analyses des capacités intellectuelles de ses étudiants, dans une très bonne université. Elle a constaté qu’ils n’étaient plus capables de se concentrer sur un texte pendant plus d’une demi-heure. Elle est arrivée à considérer que leurs cerveaux n’étaient plus habitués à fournir un effort prolongé de concentration, à force de faire des jeux vidéos, suivre plusieurs médias en même temps, le Net, la radio, la télé, parfois sur un seul écran d’ordinateur. L’étude révèle que les étudiants échouaient à soutenir le type d’attention propre à l’adulte de la génération précédente, c’est-à-dire l’attention profonde, la capacité à se concentrer sur un travail, à écouter quelqu’un parler longtemps, à prendre le temps de réfléchir – et donc de devenir quelqu’un de sensé, de responsable : un être majeur.« 
(1) Quand j’étais petite, j’avais finalement dans mon environnement 3+1 supports « écran » :
d’abord celui du poste de télévision ; mon Télécran adoré (sic) ; puis plus tard, la calculatrice dont les premiers modèles débarquèrent sur le marché alors que j’étais à l’école primaire. Enfin le grand écran, celui du cinéma où je me rendais parfois mais sur lequel je n’avais pas de prise directe, contrairement aux trois premiers écrans…

S’il te plaît Google+, dessine-moi un mouton…

sheep-161630_640Mon expérience de Google+

Même si ça m’a pris du temps, j’ai enfin plongé dans la jungle googlisante mega plus plus. Comme je m’étais bien énervée sur la façon dont fonctionnait Facebook, réseau que je n’ai jamais supporté, je n’ai pas été dépaysée dans la mesure où c’est à peu près le même procédé. Ayant repéré la page de mon business en ligne sur G+ (j’avais une adresse gmail), je me suis décidée à gérer mon image professionnelle.

Évidemment, j’ai découvert que pour ce faire, il fallait d’abord posséder un profil perso. Je dois avouer avoir un peu hésité au moment de choisir une autre adresse gmail dédiée. Parce que, monopole oblige, ce réseau pousse à la fois à la consom’ et à la centralisation. Mais bon.

Ce faisant, j’ai donc ouvert l’année dernière mon profil perso Google+ où je me suis présentée.
Mais dans mon esprit, ce n’était pas pour le boulot, car un profil personnel reste quelque chose de souple, de libre. Je tenais à bien faire la différence avec une page pro créée pour mon activité professionnelle et actualisée de posts ad hoc.

Puis comme j’ai déménagé cet été, c’est seulement à la rentrée que j’ai trouvé le temps de gérer cette page « Entreprise ». J’ai suivi la procédure, et, bonne surprise, cela s’est très bien passé, et même plutôt vite. Google m’a envoyé en quelques jours un courrier avec mon code. Mon entreprise a été reconnue, acceptée et validée. C’était à l’automne 2013…

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