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Correction post-rédaction : les 3V

La méthode des 3V

La post-rédaction recouvre toute la phase se situant après votre rédaction (print ou web).
Vous êtes satisfait, vous avez pondu un texte et n’avez qu’une hâte : le diffuser !
Mais avez-vous pensé à tout ?

La post-rédaction est une dernière étape à considérer avec sérieux. Il ne s’agit pas simplement de se relire à la va-vite, en diagonale, même si c’est déjà pas mal.

Prendre quelques minutes supplémentaires pour ne rien négliger, permet :
–  d’offrir de la qualité ;
–  de montrer qu’on a fait l’effort de respecter les futurs lecteurs ;
–  d’être satisfait d’un travail correctement effectué, d’être satisfait de soi.

Après les 3C, pensez aux 3V

Pour toute rédaction, vous avez sans doute appliqué les fameux 3C : court, clair concis.
Concernant maintenant la post-rédaction, voici les 3V Lire la suite

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Peut-on s’amuser avec les titres ? (2)

Un titre drôle... je rolle !

Un titre drôle… je rolle !

Suite à mon précédent billet (1/2) sur la nature des titres et leur indéniable importance… je pose la question :

peut-on faire un jeu de mots dans un titre d’article web ?

Qui dit « jeu de mots » ne veut pas dire systématiquement fantaisie lexicale sur un ou deux mots de vocabulaire : cela peut aussi faire appel à Lire la suite

La titraille, ça se travaille (1)

Après les images, le titre est le point de lecture le plus important.

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Une titraille comme sur des rails

La titraille forme en quelque sorte les panneaux indicateurs dans la construction d’un article.
On pense principalement au titre, mais le sous-titre, le chapeau, les intertitres, les légendes (ou titres) accompagnant un encadré ou bien tout ce qui est visuel (en dehors de l’attribut « titre » d’une image), sont tout aussi importants.

D’ailleurs, l’internaute regarde plus souvent en premier l’image ET sa légende si elle en a une, avant le titre.

Votre titraille se travaille du début à la fin : elle doit être logique, agréable et évidemment UTILE.
Le but premier étant Lire la suite

Les dérives de la rédaction Web (3/3)

 

Les dérives de la rédaction Web (3/3)On apprenait en juin que la startup Textmaster levait des fonds conséquents pour son développement : une plate-forme qui est donc supposée rentable. Et pour cause… à 6 cts le mot !
Ce troisième volet sur la rédaction Web aborde l’aspect de la course à la rentabilité (pas la même pour tous).

Selon vivre de son blog, l’affaire est entendue : le marché aux esclaves se porte bien.

Web : des contraintes qui tirent la rédaction vers le bas

Moi qui viens du journalisme classique, je ne peux que comprendre le questionnement posé par cet article paru dans l’Express le 5 juillet, et qui rejoint ma précédente réflexion 2/3 (La rédaction Web est-elle compatible avec la vitesse ?) :

Course à l’audience, uniformisation, le journalisme Web tiré vers le bas

Dans la foulée – sur ce thème de la rédaction journalistique – un excellent billet paru en 2012, sur le même sujet, mais vu de l’intérieur et bien plus détaillé ! :
« Je n’avais pas signé pour ce journalisme Web« .

Mais, quelle que soit la forme rédactionnelle, la rentabilité pour un « vendeur de contenu » passe par le low cost (= rédacteur sous-payé), ce n’est pas une nouveauté hélas. Ce qui est embêtant – outre la paupérisation desdits rédacteurs –, est la qualité du message. 90 % sont sans réel intérêt, c’est-à-dire n’apportant rien au final. Les éléments qui définissaient sa valeur ont changé leur fusil d’épaule : la valeur d’un article n’a plus la même définition aujourd’hui, le seul but étant de faire l’audience (même si cela n’est pas nouveau).

En termes de rédaction journalistique sur le Web, par exemple, le danger est clair : terminés les reportages d’investigation, les critiques, les remises en question ; place à une pensée unique, pardon, plus de pensée… plus de recul, plus de mise en perspective, pire, pas le temps de vérifier les faits. Du gavage d’oie au premier degré en quelque sorte.

En rédaction Web, nous allons retrouver les mêmes pressions relatives à l’audience et au but principal : fédérer. Du contenu, quel qu’il soit, pourvu qu’on ait du contenu, même insignifiant, dont le but est de pousser l’internaute à devenir un consommateur-accroc pavlovien juste bon à cliquer.

Remplir, pour générer du trafic, un point c’est tout. Par conséquent, ici, la tactique mathématique prévaut sur la qualité du propos.

Rentabilité VS Qualité : qui paie les pots cassés ?

Tout travail mérite salaire et, oui, la qualité a un coût. Si l’on veut un contenu orienté purement SEO, pour faire le clic et rien d’autre, et le plus vite possible, alors le marché aux robots a de beaux jours devant lui. D’ailleurs, soit dit en passant, sachez que les robots vont remplacer beaucoup de choses à termes, qu’on se le dise pour ceux qui cherchent un métier…

Les humains producteurs de contenus dans ce contexte sont sous-payés, particulièrement ceux qui acceptent de passer par ces plate-formes. Personnellement, vous ne m’y trouverez jamais n’étant pas marchand de tapis de mon état… Écraser les prix à ce point dessert la profession. Bientôt, on nous demandera de travailler gratuitement ! Les dérives de la rédaction Web se sont installées depuis quelques années déjà. (Merci Google.)

Le but étant d’aller vite, la course à l’audience est rarement compatible avec la qualité. Mais créer du contenu demande un minimum de temps (et de savoir-faire, n’oubliez pas). À propos des tarifs professionnels, un petit rappel s’impose avec cet excellent billet d’humeur d’une collègue qui ne mâche pas ses mots, parlant d’otages à propos des rédacteurs Web : « La vérité sur les tarifs de rédaction Web« .

Buzz immédiat VS audience durable

Heureusement, il reste (comme le village gaulois d’Astérix) des irréductibles du verbe. Voire des irréductibles de la qualité, et ce des deux côtés, c’est-à-dire des gens (fournisseurs ou sous-traitants) qui savent qu’en matière de communication, l’image passe par la qualité.

En fait, tout dépend de l’objectif. Une marque qui souhaite installer une belle image sur le long terme, aura tout intérêt à choisir un rédacteur professionnel de bon niveau (donc plus cher, enfin au tarif normal, j’ai envie de dire). C’est assez logique.

On entend régulièrement des commerçants dirent « je veux vendre plus, je veux plus de clients, mais je ne veux pas sortir un kopeck« . Si un client ne souhaite pas mettre de budget, c’est qu’il n’a pas compris la relation entre faire marcher un commerce/une activité et une bonne communication…

Or, installer une image (notamment digitale) demande une stratégie, de la patience, de la régularité. Dans cette approche, le rédacteur a toute son importance, et le temps qu’il passe pour rendre efficace le message de son client requiert de la considération, à commencer par une juste rémunération.

Rédaction Web : la facilité du content spinning

matrioshkaOn parle assez peu du terme spinning. Pourtant, ce qu’il cache se produit, hélas, depuis fort longtemps. Je veux parler du content spinning ou « essorage de contenu ».
En termes de production de contenu, c’est le fait de décliner un texte (un article, un billet), en le reprenant sous plusieurs formes stylistiques. Une pratique dont le seul leitmotiv est de séduire les moteurs de recherche… De la rédaction robotisée en quête de référencement.

Pas d’éthique pour le black hat

imagesAu moyen de paraphrases, on change les termes pour créer différentes versions autour de la même information ou du même sujet. Cela se fait bien sûr automatiquement ou semi-automatiquement grâce à des logiciels qui vous délivrent de toute réflexion, tout en vous faisant gagner un temps non négligeable. Ce n’est pas un duplicata total, mais cela y ressemble. Simplement, on joue sur les mots. En savoir plus.

Voici deux articles très intéressants à ce sujet :

Le Web à l’essorage
Google et le content spanning

Pour ma part, je ne suis pas pour cette façon de faire  – même si certains ont tendance à la rendre « propre » pour être adoubés par le white hat cette fois. Certains « rédacteurs » apparaissent même tout à fait décomplexés avec cette méthode, donnant des tuyaux à tout-va.

Cela me dérange, pas seulement parce que c’est à la fois déloyal et proscrit par Google, mais aussi parce que le style devient alors souvent n’importe quoi. Le texte est comme robotisé, sans âme. Car il en va également de la richesse du contenu, de sa pertinence, non pas en termes de SEO, mais de réflexion, d’interrogation, de forme (quid de la qualité de lecture ?), de réelle information, de qualité de débat, de partage, de transmission. Bref de hauteur de vue.

Nous sommes d’accord que la plupart des internautes lisent en diagonale. Mais pourquoi, au nom d’un enjeu de visibilité, leur présenter un style médiocre dû à des logiciels qui ne font pas dans la finesse ? Je suis persuadée que l’on peut allier les deux : informer et respecter le lecteur en lui offrant un style de qualité.

Cette pratique de content spinning va évidemment plus vite que de créer « à la main », de rédiger différemment en cherchant soi-même les synonymes. Place aux logiciels. Mais c’est alors uniquement l’info qui prime, même si c’est mal écrit. On nivelle tout, on s’éloigne de toute personnalité. Vous me direz que le style passe au second plan lorsqu’il s’agit de délivrer de l’actualité brute où le temps compte davantage. Certes.
Toutefois, engorger le flux et nourrir inutilement l’infobésité – source de surchauffe des data centers –, en créant moult versions, tout cela pour arriver le premier… C’est dommage et un peu facile.

Un exemple de doublon inutile

Lu sur le figaro.fr…

Premier article mis en ligne le 2 octobre :
Une rue des tontons flingueurs à Nantes

Second article mis en ligne le 4 octobre :
Les tontons flingueurs font du barouf à Nantes

En plus d’avoir exactement le même sujet décliné, quasiment les mêmes mots-clés et un ou deux liens identiques (et des photos en NB issues du même film évidemment) – sans parler des coquilles –, ce doublon d’info n’a eu que très peu d’effet, l’information ayant été reprise seulement localement par Presse Océan et Ouest-France.

Cet exemple n’apparaît peut-être pas flagrant, mais pourquoi le même sujet à deux jours d’intervalle, alors qu’il aurait suffit d’actualiser le premier pour ajouter un lien ? (Question naïve bien entendu). Ces journalistes n’ont-ils rien d’autre à se mettre sous la dent en matière de sujets pour leur rubrique Culture ?  Si l’info en elle-même est sympathique, le sujet pouvait amener à trouver des angles largement plus éloignés. Ou alors, ils ne se sont pas concertés…

Souvent indétectable

Le problème est que cette technique passe souvent inaperçue. Les lecteurs ne sont pas (plus) habitués à faire la différence. Il faut avoir beaucoup lu pour « sentir » la prose mécanique, c’est normal. Si un duplicata (appelons un chat un chat), se retrouve en pole position sur les moteurs de recherche, il affichera un style de moindre qualité que son original, écrit au tout départ. Là encore, dommage, ne serait-ce que par respect à la fois pour la richesse de la langue et pour le lecteur (voir plus loin). Et ne parlons pas des abondantes coquilles qui viennent « enjoliver » ledit texte, qu’il soit écrit par un humain ou réécrit par un robot d’ailleurs…

Info jetable et info de qualité

Alors évidemment, vous pensez que ce n’est pas grave, que ce qui compte, c’est le fond, le contenu, en l’occurrence l’information, mue de surcroît par une course de vitesse permanente.

Je serais (éventuellement) d’accord lorsqu’il s’agit d’une simple info concernant un scoop ou l’actualité, si bien sûr celle-ci a été vérifiée. C’est d’ailleurs bien pourquoi cette technique se développe, même en white hat, prétextant une diffusion tous azimuts sur des supports variés qui demandent des aménagements (cible, longueur, etc.).
Il n’empêche que cette pratique reste bannie par Google et, pour une fois, nous sommes d’accord.

En revanche, un article de fond ne peut s’en accommoder. C’est là qu’intervient la différence entre une réflexion, un billet original, personnel, argumenté, sur un sujet X ou Y, venant apporter quelque chose à la communauté, et le tout-venant soumis au résultat « algorithmesque ».
Question de point de vue sur la rédaction Web…

Vous l’aurez compris, je suis davantage pour un contenu unique, au référencement naturel et non forcé, que pour une course à l’échalote. Ou, pour paraphraser, davantage pour la qualité que pour le matraquage.

+Anne Ropion

Un site Web a besoin d’une stratégie éditoriale

file000132267159Vous êtes une entreprise et vous vous dites qu’il est temps de vous montrer sur Internet, d’avoir (enfin) votre site, ou bien de refondre la page qui vous servait de vitrine, devenue obsolète.
Excellente idée !
Mais un site Web étant un support de communication qui parle à votre place, la seule question qui doit présider à la démarche est :
qu’est-ce je mets dedans ?
Une question directement liée à vos objectifs.

Stratégie éditoriale obligatoire

Communiquer n’est pas un acte anodin. C’est ce qui reflète votre image, la construit, la pérennise, lui donne de la consistance. Quand on dit « image » c’est bien sûr tout ce qui va avec et qui la sert, en particulier et d’abord le message.

Vous avez sans doute pensé à une stratégie de communication, incluant automatiquement une stratégie digitale. Vous avez certainement déjà une charte graphique, ne serait-ce que pour vos supports papier et/ou logo (identité visuelle). Du coup, vous pensez « j’ai des infos, j’ai du texte pour le contenu du site, pas de problème« … Vous vous focalisez alors sur le visuel de votre site et ses sympathiques fonctions ; vous avez hâte de voir la maquette. Votre demande tourne aussi beaucoup autour du référencement, et c’est légitime.

Mais rappelons une chose importante : le contenu est le fondement de tout site. Il a besoin d’être traité avec sérieux, et d’être défini selon les objectifs de votre présence en ligne. C’est aussi lui qui va aider à votre positionnement et qui détient les clés d’un référencement naturel.

Alors quid d’une charte éditoriale ?

Le fond, la forme… et la présentation

Le fond : c’est le message, les informations que vous allez mettre, pour parler de vous, de votre entreprise, de votre métier, surtout de vos produits ou services. On appelle cela des données (data). Mais se vendre ou simplement se montrer sur Internet n’est pas aussi simple. Le fond est trié et décidé en fonction d’objectifs déterminés au préalable.

La forme : c’est la façon dont vous allez le dire. Les outils à disposition sont l’image (photo, dessin, 3D…), le son, la vidéo, mais surtout les mots. Cette réflexion et la rédaction qui s’ensuit doivent être réalisées par un professionnel. Le texte (mots-clés inclus) doit être pertinent, concis, compréhensible, séduisant, cohérent et clair.

La présentation : ergonomie, design, simplicité, intuitif, architecture, utilisateur, fonctions, autant de notions qui déterminent l’enjeu d’un site web. La présentation est aussi appelée la « forme », ce qui peut prêter à confusion avec la « forme » du propos, volet cité plus haut. En effet, tout comme la forme de la rédaction doit valoriser le message, le webdesign consiste à mettre en forme les éléments de contenu en les mettant en valeur, et à assurer une bonne navigation en plus d’adapter votre charte graphique.

Votre site a besoin d’équilibre entre ces paramètres. La navigation et l’accès rapide à l’information sont fondamentaux pour qu’un visiteur ne perde pas de temps et trouve satisfaction (qu’il ait recherché ou non quelque chose de spécifique).

Mais une fois ces infos atteintes, quid de leur pertinence ? On ne le répétera jamais assez : une stratégie de contenu est indispensable, le contenu éditorial jouant un rôle majeur au niveau de l’impact d’un site.

file000926134998Concernant l’information, sa hiérarchie est déterminante pour offrir une bonne navigation au lecteur et une clarté. En effet, à la moindre hésitation face à une fonction qui ne marche pas bien ou face à des rubriques mélangées et/ou illisibles qui rendent stressante toute recherche d’information, l’internaute peut prendre ses jambes à son cou rapidement et ne jamais revenir !


1. Quels éléments d’information ? 2. Comment les disposer ?

> La question 1 aborde la notion d’utilité. Le choix des informations se fait en amont. Celles-ci forment la base de votre communication. Évidemment, le but est qu’elles soient utiles. Il faut anticiper et se mettre à la place de l’internaute. D’où l’importance de connaître le profil de votre clientèle, tout comme vous maîtrisez la définition de vos produits ou services.
Cette question est directement liée à la question la plus importante : quelle est ma cible ?

> La question 2 aborde la notion de UX, ou user experiment, autrement dit l’expérience utilisateur : ergonomie, usage, intuition, impact, lecture, navigation, autant de termes auxquels est habitué tout bon webdesigner. Ce dernier doit travailler en étroite collaboration avec le « producteur » de contenu, le webrédacteur qui s’occupe de la stratégie éditoriale et qui est également au courant des aspects des métiers complémentaires (webdesigner, développeur, intégrateur…). Tout ce petit monde doit harmoniser ses compétences pour adapter votre site à vos objectifs.

N’oubliez jamais que c’est le contenu, et ce que vous voulez en faire, qui pose la première pierre de votre communication sur Internet et qui déterminera la qualité de votre futur site.

Par ailleurs, que ce soit pour les mots ou le design, il faut toujours avoir en tête qu’un internaute utilisateur, est avant tout un être pétri d’émotions, qui se lasse très vite.

Un site Web sans un contenu bien pensé, c’est comme une trottinette sans roues : ça ne sert pas à grand-chose…

+Anne Ropion